Bien-être

Je me sens tellement seule et triste : le guide pour traverser le vide

C’est un sentiment qui peut paraître vertigineux, parfois accompagné d’un sentiment de fatalité. Mais au delà des banalités classiques pour sortir de cette solitude ressentie, il existe de réelles solutions pour en sortir.

Pourquoi ce sentiment vous submerge (Même si vous êtes entourée) ?

Etre seule et se sentir seule sont deux choses différentes. Etre seul peut être agréable, notamment pour les introvertis qui rechargent leur énergie mentale en passant du temps seuls au calme.

Se sentir seule est une souffrance émotionnelle liée à un manque de connexion réelle, ce n’est pas choisi ni forcément lié à la solitude physique.

La présence physique ne suffit pas

Une vraie présence est relationnelle, de la complicité, des valeurs communes, elle à du sens. Une relation superficielle sans partage émotionnel ou intellectuel va difficilement combler un vide.

Vous pouvez par exemple vous sentir seule lors d’un repas de famille si vous avez une personnalité et une vision des choses très différentes. Vous ne vous reconnaissez pas dans ce collectif. Vous pouvez même vous sentir encore plus seule en ressentant ce décalage que lorsque vous êtes physiquement isolée.

On peut avoir une vie sociale riche sans être comprise

La richesse sociale est quantitative mais le sentiment d’être compris est qualitatif. Vous pouvez avoir un cercle social très élargi mais sans qu’aucune personne ne comprenne vos doutes voire votre vraie personnalité.

Votre entourage, dans ce cas de figure, ne connaît que votre facette sociale. Il ne connaît que la façade mais n’a aucune idée de ce qui est présent dans l’arrière-boutique.

L’explication neurologique

Notre système nerveux est programmé pour la survie et la sécurité émotionnelle. Durant la préhistoire, un humain isolé était condamné à la mort. L’humain à survécu grâce au groupe (coopération, et protection. Il ne cherche pas les statistiques (j’ai 3 amis + 1 copain + 2 frères…).

D’un point de vue neurobiologique et évolutif, il cherche des « alliés sûrs », sur qui compter en cas de danger, comme le démontrent les travaux du Dr Stephen Porges. Il cherche à comprendre avec qui il peut baisser sa garde. Des personnes avec qui vous pouvez avoir une réelle connexion, sans stress ni anxiété.

4 micro-étapes pour apaiser la détresse immédiate

Maintenant que vous comprenez la cause de cette sensation de solitude et de tristesse associée. Passons aux solutions concrètes. Il vous faut déjà faire le vide pour reprendre une vision lucide sur la situation.

Choisissez un moment où vous êtes physiquement seule. Laissez vos épaules s’affaisser, fermez les yeux. Idéalement, isolez-vous dans une pièce calme et confortable.

Allongez l’expiration en inspirant par le nez pendant 4 secondes puis en expirant lentement par la bouche pendant 6 à 8 secondes. Et répétez le cycle progressivement. Pourquoi? Expirer lentement active le système nerveux parasympathique, un frein d’urgence biologique qui permet d’être plus détendue.

Maintenant, ouvrez les yeux et ancrez-vous dans le présent. Une bonne manière d’y parvenir est de regarder 3 choses (un mur, une table, vos mains…, écouter 2 sons (le frigo, les voitures au loin…) et prêter une attention à une sensation (vos pieds sur le sol, le flux de votre respiration…).

Dernière étape, posez une main sur votre poitrine ou votre ventre et acceptez vos émotions, ne luttez plus. Valider votre détresse réduit l’anxiété, le corps n’a plus besoin de « tenir le coup », en stimulant la production d’oxytocine, l’hormone du réconfort, du lien et de la sécurité. Votre activité cérébrale migre de l’amygdale (centre de la peur) au cortex préfrontal (zone de la logique et du calme). Ce concept porte le nom du « Name it to tame it » du du neuropsychiatre Dr Daniel Siegel.

Recréer du lien à votre rythme : par où commencer ?

Avec-vous même

Avant d’entrer en contact avec d’autres personnes, reconnectez-vous à vous même:

  • Qu’est ce que vous caché pour ne pas être jugée?
  • Quelles sont vos passions?
  • Qu’est ce qui vous a fait sentir appartenir à un groupe dans le passé?
  • Dans quels moments je me sens le plus seule?

Avec une bonne personne

Ne cherchez pas un changement radical, une personne peut déjà avoir un fort impact. Un ami, un collègue, un membre de la famille…), duquel vous êtes proche.

Partagez avec lui une toute petite info. Par exemple, au lieu de dire « Ca va et toi? » tentez « Je suis un peu fatiguée ces derniers temps » et observez sa réaction. Si elle est bienveillante, vous avez un point d’ancrage. Vous pouvez faire l’expérience avec plusieurs membres de votre entourage.

Au fur et à mesure, vous pourrez vous découvrir de plus en plus. S’il vous demande des détails, vous pouvez expliquer plus en profondeur. Un lien émotionnel commence déjà à se créer s’il est empathique.

Cette méthode s’inspire du concept des « tentatives de connexion » du Dr John Gottman, spécialiste des relations:

  • Se tourner vers l’autre = réponse bienveillante permettant de créer un lien et de diminuer/supprimer la solitude ressentie
  • S’en détourner = indifférence qui créer un sentiment de décalage et de solitude.
  • Se retourner contre l’autre = jugement / agressivité qui conduit l’autre à remettre son masque social.

Le cercle d’affinité

Oubliez le small-talk forcé, une activité commune est bien plus efficace que de devoir meubler les silences et briller socialement. Si vous un entourage qui partage des passions communes: randonnée, fitness, lecture…

C’est l’occasion de partager un contexte directe qui permet de discuter de façon bien plus naturelle et d’instaurer des moments réguliers avec quelqu’un qui partage un même centre d’intérêt.

Si vous n’avez personne à qui parler, intégrer un groupe portant sur un de vos hobbies est une alternative. Par exemple, un club de lecture proposé par un centre associatif, un club sportif de fitness ou encore un club de randonnée.

Vers quel professionnel se tourner ?

Les praticiens spécialisés en thérapie polyvagale et approches psycho-corporelles

Le Somatic Experiencing développé par Peter Levine, inspirée des travaux de Porges qui permet de libérer l’énergie de survie restée bloquée dans le corps.

Le modèle SSP (Safe and Sound Protocol) est une autre option. Il s’agit d’une intervention accoustique conçue par le Dr Porges pour stimuler le système d’engagement social via les muscles de l’oreille moyenne et réguler le système nerveux.

Les psychothérapeutes spécialisés en traumatologie

L’EMDR, reconnue par l’OMS, qui désensibilise et retraite les souvenirs traumatiques qui maintiennent le système nerveux en mode danger. Elle partage des similarité avec l’ICV (Lifespan integration).

Cassie

Moi, c’est Cassie ! Mon truc ? Vous aider à t'épanouir dans votre vie. À travers mes articles, j’ai à cœur d’accompagner les femmes vers plus d’épanouissement et de légèreté. Une question, une histoire à raconter ou simplement envie de discuter ? Ma boîte mail t'est grand ouverte.

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