Vous n’êtes pas la seule a vous demander si votre copain est autiste. Son comportement vous fait vous poser la question comme pour de nombreuses autres femmes. Alors est-ce réellement le cas? Cet article vous permettra de voir la situation plus clairement.
Préambule
Le spectre autistique est très vaste. Chaque personne qui en fait partie est unique. Par exemple, certains auront des capacités créatives exceptionnelles, d’autres peuvent se plonger dans la solitude pendant des jours voire des semaines.
Si certains signes, que nous allons évoquer, sont répandus chez ces personnes, des personnes autistes peuvent ne pas du tout les avoir. Le DSM-5 est la référence pour connaître l’étendue complète de ce spectre.
Sachez également que certains arrivent parfaitement à le masquer et peuvent paraître neurotypiques. A l’inverse, des personnes neurotypiques peuvent avoir des traits communs mais ne pas faire partie du TSA.
Enfin, si votre copain se révèle être réellement autiste, les avantages de partager sa vie son nombreux. Ils ont une forte tendance à la loyauté, à tenir leur promesse et faire preuve d’une honnêteté parfois déconcertante.
Les signes généraux
Plusieurs éléments concernent les personnes autistes. Notamment la difficulté à comprendre les sous-entendus où l’humour. Vous voyez l’image de Sheldon Cooper dans The Big Bang Theory?
Une très fort besoin d’avoir des routines cadrées et d’éliminer toute sorte d’imprévisibilité fait aussi partie des comportements de personnes concernées par le trouble du spectre autistique (TSA).
Une personne autiste peut aussi avoir des réactions très fortes à des bruits, lumières ou textures qui relèvent d’une hypersensibilité. Par exemple, il peut être dérangé par un bruit de fond qui ne dérange pas quelqu’un de neurotypique.
A l’inverse, une personne autiste peut être hyposensible sur certaines choses, comme une insensibilité au froid, à la faim ou encore à la douleur physique.
Les conversations peuvent être centrées sur des sujets très précis, parfois il s’agit d’une véritable obsession. Parfois, ces sujets semblent totalement ennuyeux.
Une personne autiste peut aussi être très mal à l’aise dans des grands groupes ou encore lorsqu’il s’agit d’avoir des conversations qui relèvent du badinage, ce que les anglophones appellent le small talk. Bien que cela concerne aussi les introvertis.
Les signes possibles côté communication
Un langage très littéral qui ne laisse pas de place au second degré est un type de communication associé aux personnes autistes. Un langage très « mathématique ».
Une personne autiste peut aussi avoir une forte difficulté à deviner un ressenti non exprimé chez quelqu’un. Elle aura besoin que tout soit communiqué directement pour le comprendre.
Bien que cela concerne aussi beaucoup de personnes neurotypiques, les autistes ont une proportion beaucoup plus élevée que la moyenne à ne pas tenir le contact visuel.
Il peut aussi avoir une communication quasiment totalement écrite et très peu parler. Et si il parle, il peut être extrêmement cash (langage littéral), ce qui peut rapidement blesser les personnes avec qui il discute.
Les signes possibles côté intérêts et relations
Une personne autiste peut ressentir une passion intense et très approfondie pour un sujet. Et en devenir un expert. L’Université du Québec à Montréal (UQAM), rapporte notamment que les personnes qui en sont atteintes disposent d’une intelligence singulière due à leur fonctionnement cérébral distinct.
La difficulté à improviser ou changer de plan au dernier moment fait partie des problèmes auxquels sont confrontées les personnes atteintes de ce trouble.
Pour l’entourage, le problème relève surtout de leur honnêteté brute, sans filtre social, qui peut laisser des blessures marquées la ou l’autiste ne voit aucun mal.
En fait, c’est quelque chose qui est dû à un malaise avec les codes implicites (flirt, politesse de façade). Il est beaucoup plus direct avec son entourage.
Ce que ces signes ne prouvent pas
Si cet ensemble de caractéristiques beaucoup plus présentes chez les autistes que les neurotypiques permettent de se faire un avis. Ils ne constituent pas une preuve.
Un trait isolé parmi toute la liste ne suffit tout d’abord pas à qualifier votre copain d’autiste, même plusieurs. Des personnes non autistes en présentent aussi, notamment les introvertis.
Deuxième chose, l’anxiété, la timidité ou un manque d’intelligence sociale peuvent être confondus avec le TSA. Seul un professionnel peut poser un diagnostic (Psychiatre, neurologue…).
Comment aborder le sujet avec lui?
Si vous souhaitez en parler avec lui, faites le correctement pour ne pas que la situation dégénère. Pensez tout d’abord à choisir un moment calme et dans un environnement qui lui est familier et bien sûr sans aucune autre personne à proximité.
Ne lui collez pas d’étiquettes, parlez d’observations concrètes. Ne lui parlez pas d’autisme mais du fait que vous vous posez des questions sur certains de ses comportements.
Les clés sont de lui demander comment il vit ces situations, de l’écouter et de ne pas le juger ni le presser. Un véritable travail de pédagogie est à faire.
Si vous voulez aller plus loin
Si votre copain l’accepte, vous pouvez mettre en place des mesures supplémentaires. Comme faire un bilan chez un psychologue ou un psychiatre qui pourra faire un bilan complet.
Les tests en ligne manquent de fiabilité, vous devez passer par des professionnels. Il existe aussi des associations spécialisées comme Association TSA ou Autisme France qui peuvent vous aider.

