Les mots peuvent faire mal, d’autant plus lorsqu’ils viennent d’un proche. En l’occurrence, si votre copain vous fait le reproche de trop en demander. Plutôt que de ruminer, mieux vaut mettre en place les bonnes actions.
Le choc des mots : Décoder ce qu’il se passe en vous
Ces mots peuvent provoquer une piqûre émotionnelle, repérez le moment exact où la remarque vous blesse. Etre consciente du moment, c’est le premier pas pour comprendre ce qui vous pince le cœur ou vous tend physiquement.
Ne minimisez pas ce qu’il vous à dit, si cela vous fait mal, vous dire « ce n’est rien » ou « il plaisante » ne changera rien. Voyez plutôt quelles sont les conséquences de ses paroles sur votre estime de vous. Vous sentez-vous incapable ? Stupide ? Inutile ?
Cette remarque peut susciter plusieurs émotions, comme de la tristesse, de la honte ou de la colère. Ces émotions vous dictent comment réagir. Par exemple, la tristesse est un signal que la limite affective à été atteinte. La honte pousse à l’isolement et vous fait culpabiliser. La colère est un moteur pour faire cesser les choses.
Entre maladresse et pouvoir : Ce que ses remarques disent de lui
Possibilité numéro 1 : Vous rabaisser pour se sentir supérieur
Ce type de remarque peut en dire très long sur lui, la critique est souvent liée à un complexe, notamment pour se sentir supérieur ou éviter de se regarder en face. En psychologie, cela s’appelle la projection, un mécanisme de défense inconscient théorisé par Sigmund et Anna Freud.
Souvent inconscient, ce mécanisme de contrôle subtil souvent inconscient peut toucher votre estime de vous même. Lui en sort rassuré sur sa propre valeur.
Possibilité numéro 2 : La maladresse
Votre copain peut tout simplement être maladroit. La frustration peut ressortir. Il n’a pas la capacité de s’exprimer sainement et va lancer un pic agressif car il est totalement incapable de formuler un besoin de manière correcte.
Au lieu de dire « Je ne peux pas pour l’instant car… », ou encore « je ne sais pas faire ça » il lance ‘Tu me demandes beaucoup de choses la » dans un élan de mécontentement.
Possibilité numéro 3 : Le mimétisme
Ce type de remarque peut aussi être du à son environnement. Si la communication était aussi maladroite dans sa famille, il peut la continuer à l’âge adulte.
L’apprentissage social nous concerne tous, nous acquérons une grande majorité de nos comportement par l’apprentissage vicariant (en observant et en imitant les modèles connus pendant l’enfance). Un phénomène prouvé par les recherches du psychologue Albert Bandura. Par exemple, si nos parents critiquent en permanence les invités une fois qu’ils sont partis, nous aurons tendance à reproduire cette fâcheuse habitude à l’âge adulte.
Il ne s’en rend même pas compte, pour lui c’est normal. Il répète machinalement ce schéma toxique sans même vouloir heurter ou par mécontentement. C’est pour lui une normalité.
Comment sortir du rôle de victime ?
Plutôt que de pleurer, sortir de la pièce ou lui hurler dessus, vous pouvez utiliser le silence stratégique, comme le fixer d’un regard noir sans répondre pour installer un inconfort qui le poussera à la réflexion.
Vous pouvez aussi répéter sa propre phrase mot pour mot pour lui mettre sous le nez. Par exemple « Ah, tu trouves donc que je n’arriverai jamais à finir ce projet ? ». Il devra assumer pleinement la laideur de ses propos, idéal pour le mettre face à ce que représente ses paroles.
Un recadrage instantané est aussi pertinent. Posez-lui une question directe : « Qu’attends-tu de moi en disant ça ? ». Elle le force a se justifier sur sa remarque. Soit elle était gratuité et il restera sans voix soit elle exprimait un besoin et il devra s’expliquer et mettre au clair les choses.
Si toutefois il réagit mal avec des insultes, des cris ou du mépris, partez, il est temps qu’il comprenne qu’il y a une limite à ses paroles et qu’elle ne seront plus sans conséquences.
La conversation vérité : Poser les fondations de l’après
Après la dispute, le climat n’est pas propice à une discussion saine. Choisissez un jour de paix totale, hors conflit et dites lui que vous souhaitez lui parler de ce qu’il s’est passé l’autre jour.
Ne l’agressez pas, ne reportez pas la faute sur lui, dites-lui simplement ce que vous ressentez. S’il fait partie des personnes qui n’ont pas conscience de leurs propos, il pourra voir les choses autrement. Tracez aussi les lignes rouges de ce qu’il n’a pas à faire avec vous, ce type de comportement doit cesser.
Mais ne vous contentez-pas de parler, observez comment il se conduit, sa posture, sa réaction, son regard… Un homme qui s’excuse et cherche à comprendre, super! Mais attention à la minimisation « tu es tellement susceptible! » et à la victimisation « Je suis le grand méchant! ». Dans ce dernier cas de figure, il faudra prendre du recul et repenser votre futur avec lui.
L’heure du choix : Dois-je le quitter ?
Les questions à se poser
- C’est un choix qui demande une profonde réflexion. Vous devrez vous poser des questions, en voici quelques-unes :
- Qu’est-ce que je lui demande exactement (le strict minimum ou des exigences démesurées) ?
- Est-ce que mes demandes me sembleraient normales si elles venaient d’une amie dans son propre couple ?
- Puis-je être heureuse à long terme si mes besoins fondamentaux ne sont jamais satisfaits ?
- Cherche-t-il à exprimer une vraie surcharge ou utilise-t-il cette phrase pour fuir la discussion ?
- Est-ce que j’investis beaucoup plus d’énergie, de temps et d’attention dans cette relation que lui ?
- Comment réagit-il si je lui dis que cette remarque me blesse (empathie ou défensive) ?Est-ce que je me censure et cache mes besoins par peur de passer pour « trop exigeante » ?
- Suis-je plus souvent stressée, frustrée et insécure que sereine et épanouie avec lui ?
- Si la situation reste exactement la même dans un an, est-ce que je serai heureuse ?
- En fonction du « score », vous pourrez envisager ou non de le faire.
Les aides extérieures
Il est parfois difficile de se faire un avis objectif, le meilleur moyen d’y parvenir est de se tourner vers une aide extérieure. Des amis ou des proches qui sont capable d’écouter notamment, qui peuvent vous apporter leur point de vue.
Des psychologues et thérapeutes peuvent également permettre de clarifier la situation pour que vous puissiez prendre la meilleure décision.

